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    Le Montpellier Hérault Sport Club est champion

    Voilà une certitude

    Parmi les aléas des saisons.

    Une joie intense s’est propagée

    Dans toute la ville

    Oubliant toute amertume

    Pour un bonheur simple et frais

    Un vent de jeunesse

    Et de renouveau souffle

    Sur le football français.

    Des gamins encadrés

    Par des joueurs expérimentés

    Se sont hissés au plus haut du championnat.

    Un groupe d’amis,

    De travailleurs de la sphère,

    D’orfèvres de la balistique,

    Se sont transcendés

    Et c’est avec une ferveur immense

    Que la ville accueille ses héros

    Ils écrivent l’histoire avec des crampons

    Et avec des rêves plein la tête

    Ouvrent un nouvel horizon

    Aux sportifs de la région.

    La Paillade

    Est la fierté des montpelliérains

    Merci d’avoir ramenés ces trophées

    Au « Clapas »

    Bienvenue à tous les enfants de La Paillade

    Déjà là et à venir !


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    à Lodève (Hérault)

    Voix de la Méditerranée 2012 :

    Jardin de l'Hôtel de Ville

    16h-17h : L'un et l'autre NOUVEAU !
    Lecture et rencontre entre un poète invité du festival et un poète invité par la Maison de la poésie de Montpellier

    vendredi 20 juillet rencontre Albert Mestres et François Szabo

    Venez nous voir !

    http://www.voixdelamediterranee.com/

    16h-17h : L'un à l'autre
    Jardin de l'hôtel de ville 
    Animé par Annie Esteves
    Lecture et rencontre entre un poète invité du festival et un poète invité parla Maison de la poésie de Montpellier 
    Avec Albert Mestres (Espagne-catalogne) et François Szabo 


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    Daniel Frayssinet

     

     

    Foin de terre brûlée.

    Après moi, l’herbe repousse.

    À mes trousses, à mes mollets,

    mord la lisière d’une forêt

    démembrée, remembrée

    au gré des politiques sentimentales

    communes.

    J’ai tant planté, tant essaimé

    que si un jour je reviens en arrière,

    il me faudra une machette et à mes pognes cracher

    pour rouvrir une voie qui mène au clair où dorment mes projets d’hier.

     

    Point de cailloux semés.

    Après moi, le chemin s’efface.

    À ma suite, à mes basques,

    mord une louve bâillonnée,

    acharnée, décharnée

    au gré des soubresauts hormonaux

    courants.

    J’ai tant hurlé à l’intérieur, tellement pour rien

    que si un jour je parviens à te parler

    il me faudra une mâchoire et mon portrait craché pour que, derrière l’étranger,

    tu acceptes de voir

    que celui que je suis en train de devenir

    je l’étais déjà,

    je l’ai toujours été.

     

    De mes doigts froissés de regrets, j’ai renoué le drap.

    Du drap poissé d’obéissance, j’ai fait mon balluchon.

    Je ne pouvais plus me laisser mettre en terre, sous les tulipes « bec de perroquet ».

    Et j’ai marché,

    et je me suis perdu,

    et je me suis trouvé.

    Tellement perdu

    que même l’aimant de mon coccyx ne saurait m’y ramener,

    au pied du sycomore

    et tellement trouvé

    que le lynx, par ma voix, hurle encore :

    « Et pourquoi faudrait-il y retourner,

    maintenant que je sais que même les vivants étaient peut-être déjà morts,

    au pied du sycomore ? ».

     

     

     

     

     

    affable,

    je t’attends au guichet de la fabrique des faux,

    débonnaire, on peut dire, en dépit de la peur,

    je t’accueille au comptoir du magasin des masques.

    Approche, ne crains rien, approche !

    Allez ! Regarde-moi !

    Bien en face, si tu peux.

    Marque de ton encoche, l’arc de mon regard,

    qui, pour te soupeser, ce sournois,

    copine et tangente le tien.

    Regarde-moi, je te dis !

    Comment veux-tu sinon

    que je sois celui que je pense que tu penses que je suis !

    On t’as pas prévenu ?

    J’ai pas de fond, j’ai pas de face, j’ai que de la surface.

    Je suis un boomerang dont l’effigie bifide

    retourne vers chacun le visage qu’il veut voir.

     

    Pour toi, ce soir… voyons… quelle figure ?

    Je peux t’offrir

    remontée du bourbier des mythologies complaisantes,

    ma bouille rebondie d’éphèbe blond,

    docile, labile, charmeur.

    Je te conseille de t’en méfier !

    Sinon, je te propose ma face cadenassée de cap’tain scarifié

    pendue, rasée de près, au croc des ronrons matinaux…

    mais…

    tu n’en tireras pas grand chose !

    Désolé

    mais c’est la singularité même des Gémeaux

    de n’avoir pas de singulier.

     

    Et ?

    Mes paroles ?

    Mes avis, mes paroles, je viendrai les copier sur le pas de ta porte

    et nous serons d’accord,

    toujours d’accord

    forcément d’accord

    puisque telle est ma volonté

    et puisqu’il n’y a qu’avec moi-même que je consens à ne pas m’accorder :

    une dissonance fondamentale de quarante ans sonnés,

    une paille !

    Pas grand chose, au final :

    à l’once près, le quintal d’une poutre.

     

     

     

     

     

     

     

    L’idée serait…

    qu’il faut tirer la langue

    loin

    hors de portée des épées courbes et des toupets de casoars

    loin

    jusqu’au galet nodal qu’il faudra dégueuler

    rose, gris, beige ou noir.

     

    Plisser les yeux, laisser venir, plisser les yeux.

    L’ombre portée de nos doigts gourds,

    la suivre,

    l’agonir de caresses

    jusqu’à en soulever la trace.

     

    Laisser venir, jamais gommer, laisser venir.

    Accepter toutes les excroissances :

    crêtes, voiles, branches ou mèches rebelles

    puisqu’elles nous délimitent au delà du contour.

     

    Jamais gommer, laisser monter, jamais gommer.

    Malgré le poids sur les épaules,

    malgré la soif et la fatigue,

    en dépit de la fragilité qui est notre charpente,

    laisser monter.

    Laisser monter

    le profil et les fanes,

    les rites et les ratures,

    la mosaïque si peu jointive de nos nervures.

    Laisser monter

    et puis...

    trembler en se reconnaissant :

    « C’est petit, c’est étroit un corps d’humain debout dans le plein feu des phares »

    Trembler et jubiler pourtant :

    « C’est immense, c’est sans fond, un corps d’homme-fakir sur le chaume des lettres,

    fuyant de toutes parts, transpercé d’écriture,

    tiré par une langue

    qui s’invente

    sous ses yeux ».


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    Quine Chevalier

     

     

     

     

    Arrêt du train. Pas une goutte ne s’échappe

    du seau des maçons.

    Tôles flanquées dans la boue

    blessure raphia.

     

    Ni faim ni soif, des heures  de sommeil

    en attente, empilées.

     

                       Instance de source

                       par magie s’ouvrent

                       des ravines qu’entoure

                       à midi l’épaule nue d’un berger.

     

     

    Libre de l’heure ancienne

    aiguisée à la nuque

    de frontière à frontière

     

    tu es sans âge

    sur un fleuve qui s’anime.

     

     

    A la proue d’une joie

    tu adviens, impunie

    dans une mort effacée.

     

                                                                          Quine Chevalier

     

                                                                          Blessure raphia, page 5

     

     

     

     

     

    Hors du bruit qui cimente la ville,

    qu’as-tu vu en ce jour pour inquiète mémoire

    quelle perte sanglante fait baisser le regard ?

     

                   Pigment de bruits

                   les yeux se ferment

     

    Lèvre déliée au savon noir

     

    S’enfuit comme voleur

    sur le hublot du souvenir

    l’aéroport.

     

    Dans le train vers Tanger

    il n’y a pas d’air

     

    A peine une fenêtre étroite

    où respirer. Murs étiolés

    entre les arbres.

     

    A l’abri de pierres sombres, des ânes

    tannés de sel et de mémoire.

    Tu t’inquiètes du rien, ton cœur vit à l’étroit

    dans une cage à colibris.

     

     

                                                                            Quine Chevalier

     

                                                                             Blessure raphia, page 2

                  

     

     

     

     

     

     

     

     

    Terrasses blanches et de zéliges

    palmes berçant la nuit des rois

     

    Avec des flèches de bois rose

    le cœur touché

    ne quitte pas

     

    Avec des arbres pour navire

    et la musique au bout des doigts

     

    un homme danse ses vertiges

    l’ombre descend

     

    Rythme andalou et fleur mortelle

    Roi phénicien dort dans la pierre

    entre Tanger et l’autre rive

    à bout de larmes

     

    Une nuit immense qui s’éveille

     

     

     

     

                                                                 Quine Chevalier

     

                                                                 Blessure raphia, page 1

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bol de terre rouge

    où tourmenter ma lèvre

     

    moins vite que le train

    des camions descendent

    au péril du voyage

     

    geste d’eau à portée,

     

    le corps en transhumance

    hors de l’aride, et tu goûtes

    comme une agave déchirée

    sur ton visage en sommeil

    l’envergure sciée du vent.

     

    Miel comme jamais-vertige

    creusant à l’aine

    une étoile.

     

    Nous quittons les terres dessinées

    à la source secrète.

    Ruisselets clairs entre les grains meubles,

    quelle offense d’un soir

    vers le ciel veut jaillir ?

     

                                                                     Quine Chevalier

     

                                                                      Blessure raphia, page 4

     

     

     

     

    Le miel fait défaut et la route

    tremble de toute part.

    Tu vis ici comme un ailleurs,

    ton visage que dit-il sur l’envers des carènes ?

     

    Filent les bancs verts de roseaux,

    grimpent au bord de mer toutes les vignes

    vers Tanger.

     

    Au fond des terres déchiffrées tu comptes

    les moissons de grappes.

                La mer augmente

    le poème muet. Que ne s’élève-t-il au-delà

    des traverses.

     

    Pierres tantôt blanches, le sel instaure

    son royaume. Entrelacs du vent

    où paissent

    rudement les agneaux en errance.

     

    Où va celui qui perd son billet

    et donne deux fois pour la route inachevée ?

     

    Le jeune garçon aux yeux noirs

    ouvre vers la mer

    un judas au verre translucide.

     

                                                                             Quine Chevalier

     

                                                                             Blessure raphia, page 3

     

                                                                             


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    Monia Boulila

    Absence

     

    Je suis absente !

    Tu m’as laissée entre parenthèses

    Entre la nostalgie et la braise.

    Je me cherche, je me trouve dans ta paume,

    Je cherche tes yeux, je trouve un fantôme !

    Je suis absente !

    Tu m’as laissée sur une vague géante

    Entre un baiser et une tendresse frissonnante

    Je me cherche, je me trouve dans tes yeux

    Je cherche ta main, je touche le feu

    Je suis absente !

    Tu m’as prise avec toi,

    Je veux revenir vers moi,

    Mais le temps s’est figé sur un point du mois !

     

    3/11/07

     

     

     

     

    Hymne à la vie

     

     

    Mensonge ou espoir ?

    Cette lumière aux yeux noirs ?

    Qu’on fait sortir de son miroir

    Pour se faire l’illusion de bien voir ?

     

    Mensonge ou volonté ?

    Cette force silencieuse bandée

    Qu’on fait sortir de sa main dénudée

    Pour se faire des ailes faciles à porter.

     

    Mensonges ou amour ?

    Cette ferveur de la nuit et du jour

    Qui vibre, en nous, toujours

    Qu’on laisse grandir et grandir

    Et on s’en va ailleurs pour mourir…

     

    3/11/07

     

     

     

     

     

     

    Je cesserai de t’aimer ?

     

     

    Quand je t’aime,

    Le jour m’emmène aux rides

    La nuit m’emmène aux regrets

    Le soleil m’emmène aux flammes

    La lune m’emmène au mirage

    Le rêve m’emmène aux vertiges

    Le poème m’emmène à l’illusion

     

     

    Quand tu m’aimes,

    Le jour m’emmène à la jeunesse

    La nuit m’emmène à l’ivresse

    Le soleil m’emmène au ciel

    La lune m’emmène aux rivages

    Le rêve m’emmène aux promesses

    Le poème m’emmène à toi !

     

     

    Aimes-moi, je cesserai de t’aimer ?

     

     

     

    Murs

     

    Un mur de neige

    Dans les mains chaudes.

    Un mur de silence

    Dans la bouche assoiffée.

    Un mur de larmes

    Dans les yeux passionnés !

    Un mur de flammes

    Dans le cœur blanc.

    Un mur de doutes

    Dans l’esprit fleuri.

    Un mur d’amertumes

    Dans l’âme radieuse.

     

    Un mur d’obscurité

    Cachant l’aube de l’espoir.

     

    Mais derrière tous les murs la vie reste si belle !!!

     

     

     


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