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20 Mai 2012, St Bernardin

Francois szabo blog

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News :

Montpellier obtient le label Ville en Poésie

et  Lancement du Printemps des poètes dans les rues de la ville le samedi 3 mars 2012 de 16h à 18h

avec "Place au Poème" distribution gracieuse de poèmes

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/25/26/60/programmes/prg-DEFINITIF.pdf

voir également le Site de La Maison de la Poésie Languedoc-Roussillon

 

http://www.maison-de-la-poesie-languedoc-roussillon.org/

 

les photos du Printemps des Poètes 2012 à Montpellier :

 

http://www.maison-de-la-poesie-languedoc-roussillon.org/pages/Feuilleton_Printemps_des_poetes_2012-6894355.html 

 

 

 et retour sur la lecture de Planète Pacifiée avec mon fils Dimitri Szabo :

http://www.maison-de-la-poesie-languedoc-roussillon.org/pages/Retour_sur_le_spectacle-1836972.html 

 

* * *

retrouvons nous au Stand Sauramps pour la Comédie du Livre

vendredi 1er juin 2012 sur l'Esplanade Charles de Gaulle

 

* * *

 

Prochainement, au mois de Mai 2012,

création de "Où la fleur affleure"

pour Mezzo, clarinette et piano

partition de Jean-Claude Wolff

le jeudi 31 Mai à Marseille

plus d'informations à venir...

 

Le 31 mai 2012 à 20h, à la Cité de la Musique à Marseille (13),

création de 
« Où la fleur affleure », sur un poème de François Szabo,

par Angelica Cathariou, mezzo-soprano, Eric Charray, clarinette, Jacques Raynaut, piano.

 

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Sortie de Planète Pacifiée en ebook 

 

 

couverture Planète Pacifiée ebook

 

http://www.librodigital.us/bookstore.html

 

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Consultez gratuitement en ebook Mini Poemas

 

http://www.ebookdb.org/reading/GC232920341E3A213518G669/Mini-Poemas--Mini-PoAmes 

 

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Lisez et téléchargez gratuitement le Pamphlet "Non à la peste brune !"

en cliquant sur le lien ci-dessous puis sur download

http://www.obsidianapress.com/francois_szabo.htm 

 

* * *

 

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http://fr-fr.facebook.com/people/Fran%C3%A7ois-Szabo/536659938

 

 

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prochainement :

 

Cover (1)

 

 

 

 

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Nouveau recueil en anglais disponible chez Sauramps triangle et Sauramps Odyssée

 

 

Pour le commander :

http://www.amazon.com/Punk-Poems-Fran%C3%A7ois-Szab%C3%B3/dp/0615538932/ref=sr_1_4?s=books&ie=UTF8&qid=1316624404&sr=1-4

 

 

Postface by Lawrence Macguire

 

François Szabó has put together an impressive collection of short poems entitled ‘Punk Poems’ whose strengths, like punk rock, are directness and simplicity and a lack of adornment.   Unlike punk rock however Szabó’s  poems are surprisingly non-urban, with many references to nature, the stars and everyday life.  The result is non-lyrical, but with many lyrical themes.   The poems deal with a wide range of emotions, from despair and loneliness to joy and optimism for the future.    There is a haiku quality to many of the poems, which allows the reader to make the connection between the poetry of Zen, the poetry of the beat generation, and the poetry of punk music.  Here is found the poetry of the moment, the poetry of simplicity, and the poetry of direct honest feeling.   Finally, this collection of poems is the poetry of encouragement, asking the reader to find his or her own way, and to live for today. 

Tags associés : Punk, poems

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Samedi 29 Octobre 2011Poster un commentaire

Escritores en Primera Plana Septiembre 2011 :

http://www.enprimeraplana.org/En_Primera_Plana2Septiembre2011.pdf

 

http://www.enprimeraplana.org/

 

Ecrivains au Premier Plan Septembre 2011

Tags associés : Escritores, primera, plana, ecrivains, plan

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Dimanche 18 Septembre 2011Poster un commentaire

Fragilitate de Cisturi / François SZABO, ("Fragilité de cistes" traduit en roumain par Ioana TRICA) parait ce mois-ci en Roumanie chez Editura Ex Libris Universalis avec une belle préface de Marius CHELARU et une illustration de couverture de Dimitri SZABO

http://www.impactdb.ro/index.php?option=com_content&view=article&id=260%3Afrancois-szabo-fragilitate-de-cisturi-&catid=3%3Acultural&Itemid=5

 

Le 24 Septembre 2011 après-midi, devant la Maison de la Poésie Languedoc à Montpellier, grande lecture multilingue par des dizaines de poètes de poésie contemporaine....

informez-vous : francois.szabo@numericable.fr

Organisateurs : François Szabo, poète, Président du Buvard de l'Abîme

                       Jean Joubert, poète, Président, Annie Estèves Directrice artistique de la Maison de la Poésie Languedoc

http://www.bigbridge.org/100thousandpoetsforchange/

 

http://www.bigbridge.org/100thousandpoetsforchange/?p=5445change

la vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/xlasb9_100-000-poets-for-change-montpellier-france_creationhttp://www.dailymotion.com/video/xlaqpt_100-000-poets-for-change-montpellier-france_creationhttp://www.bigbridge.org/100thousandpoetsforchange/?cat=624

 

 

 

 

http://www.maison-de-la-poesie-languedoc-roussillon

 

 

http://www.wpm2011.org

 

 

http://www.toutmontpellier.fr/

 

 

 http://www.wpm2011.org/

 

Déjà annoncés : Ulrich Zieger, Balla Ngom, Daniel Frayssinet, Patricio Sanchez, Janine Gdalia, Lawrence Macguire, Marie-Agnès Salehzada, Pascal Gabellone, Shanshan Sun, Martine Biard, Jean-Marie Petit, Christian Malaplate, Jean-Louis Keranguéven, Anne-Marie Jeanjean, Irène Tornel, Görkem Ercan, Quine Chevalier, Delphine Kabala, Lydie Kelfe, Charo Beltran Nunez, Oriane Matte...

avec une pensée pour Monia Boulila et Gaston Marty, présents par leurs textes...

et avec la précieuse présence de Antoine Luci

 

Et les encouragements à distance mais extrêmement chaleureux de Jean Joubert, Président et Annie Estèves, Directrice artistique, tous deux retenus et engagés depuis longtemps, ne pouvaient se libérer; qu'ils soient remerciés de leur soutien constant

 

 

Dear friends,

With our fraternal greetings to everyone.

September 24th is approaching and we must update in our website the details for the activities that WPM will develop that day. We have confirmed 274 poetry readings in 80 countries.

We kindly ask you to confirm us, before tomorrow, the venue´s name and time of the reading you're going to do as well as the names of the poets that will be reading in them. Can we count the poets that will be reading as members of the WPM? If so, can you send us their email addresses to add them to WPM's databases?

Please keep informing and disseminating the word about WPM's website at: www.wpm2011.org

We include here a declaration by WPM to be read on September 24th acts worldwide.

 

Looking forward to your news,

 

 

 

100 MILLE POETES POUR LE CHANGEMENT
Voulez-vous rejoindre d’autres poètes aux Etats-Unis et dans le monde entier pour une une manifestation et une célébration poétique, afin de mettre en marche un vrai changement social et politique ?
Le mouvement 100 MILLE POETES POUR LE CHANGEMENT organisera un évènement global  le 24 SEPTEMBRE 2011.
Si vous voulez participer ou organiser votre propre évènement, s’il vous plaît, consultez notre page  Facebook, ou contactez 100 THOUSAND POETS FOR CHANGE à walterblue@bigbridge.org

 

 

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éditorial

 

je vous conseille de vous rendre à l'exposition Shanshan de Bambous, à partir du samedi 1er octobre, rue de la Valfère à Montpellier

 

pour illustrer cette exposition de mon ami Shanshan, j'ai choisi un poème de Wang Wei (700-761) :

Dans la forêt de bambous

 

Dans les bambous,

il n'y a personne,

dans les bambous

je suis tout seul.

De temps en temps je joue du luth

ou je siffle l'air

d'une chanson inconnue.

Dans la forêt ténébreuse,

qui sait où je suis ?

Seule la lueur de la lune

vient m'effleurer

 

En fait, il s'agissait de la précédente exposition de Shanshan, désormais, c'est l'exposition "Coquelicot", de grands formats où cet enfant cruellement blessé s'exprime avec une force et une tendresse réunies remarquables. Une pure merveille !!!

 

 

à Lodève, aux Voix libres (Place du Puits) au sein du Marché du livre de Poésie, Pendant le Festival des Voix de la Méditerranée, le mercredi 20 juillet à midi, j'aurai le plaisir de vous faire une lecture partielle de "Nouvelles Stances à Lénotchka", mon dernier recueil de mars 2011.

 

à Montpellier, à la maison pour tous Léo Lagrange (station tramway ligne 1 Halles de la Paillade), reprise en concert de mes "Paginas de invierno" composées par Jean-Claude Wolff pour Baryton, piano, violoncelle et flûte... le 15 juin 2011 à 19h entrée libre

 

 

rejoignez-moi sur Facebook cliquez sur :

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à l'occasion de la comédie du livre 2011, les 27, 28 et 29 mai de 10h à 19h, j'aurai plaisir à vous rencontrer pour la dédicace de mon dernier opus "Nouvelles stances à Lénotchka" au stand de la librairie Sauramps place de la Comédie... 

 

 

http://www.sauramps.com/spip.php?article6870

et samedi matin de 9h30 à midi au CRDP pour la restitution d'un florilège des ateliers d'écriture réalisés dans la région édité par le rectorat.

http://www.lr2l.fr/auteurs-au-lycee-2009-2010.html

* * * * *

Nouveau recueil en anglais chez Sauramps en octobre 2011 :

 

 

Pour le commander :

http://www.amazon.com/Punk-Poems-Fran%C3%A7ois-Szab%C3%B3/dp/0615538932/ref=sr_1_4?s=books&ie=UTF8&qid=1316624404&sr=1-4

 

 

* * * * *

Bientôt des surprises pour la Sant Jordi ! (23 avril)

(fête du livre et de la rose)

Textes inédits de François Szabo...

Soyez à l'affût !

 

 

Voici le printemps des poètes !

avec Lundi 14 mars à 19h à la Maison de la Poésie de Montpellier une lecture bilingue des oeuvres de Gary Snyder (Mountains and rivers without end) et de Jack Kerouac (The scripture of the golden eternity) par Lawrence MacGuire et François Szabo, chants à capella par Kasia Karasek.

 

Après mon intervention auprès des classes du CP au CM2 de l'école élémentaire de Tavel, le jeudi 17 mars 2011, tous les élèves auront leurs cartes postales le mardi 22 mars après-midi : bons courriers !

 

Ce samedi 12 mars 2011 à la chapelle st Bernard dans le 15ème arrondissement à Paris, création d'un de mes poèmes en catalan mis en musique par Jean-Claude Wolff, avec le baryton Thierry de Gromard et le pianiste Dominique Gadmer

"Chanson catalane" (2006), poème de François Szabo, pour baryton et piano;6 minutes; création le 13 mars 2011 à la Chapelle Saint Bernard (Paris), par T. de Gromard, baryton, et D. Gadmer, piano; inédit.

 

cherchons à produire :

Deux mélodies russes (2005) 6' pour baryton-basse et piano (poème de François Szabo)
Non créé. Inédit.

 

 

à Montpellier, à la maison pour tous Léo Lagrange, reprise en concert de mes "Paginas de invierno" composées par Jean-Claude Wolff pour Baryton, piano, violoncelle et flûte... le 15 juin 2011

Paginas de invierno (2002) 11'   
pour baryton, piano, flûte, violoncelle (sur des poèmes de François Szabo)
Création le 3 février 2003 au Musée des Augustins à Toulouse, par pierre-Yves Pruvôt, baryton, et les musiciens de l'Orchestre National du Capitole de Toulouse. Editions Symétrie.

 

 

J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie prochaine de mon nouveau recueil de poèmes en mars 2011:

http://www.amazon.com/Nouvelles-stances-à-Lénotchka-French/dp/1935400568/ref=sr_1_2?ie=UTF8&qid=1300453212&sr=8-2

 Bientôt chez Sauramps Montpellier :

http://www.amazon.com/Nouvelles-stances-%C3%A0-L%C3%A9notchka-French/dp/1935400568

 

 à Castries les élèves de CM2 ont offert une magnifique exposition de Poème Express :

 

http://castries.blogs.midilibre.com/tag/po%C3%A8m'express

nous nous sommes retrouvés le 11 Janvier 2011 à 19h à la Maison de la Poésie de Montpellier Languedoc Roussillon pour célébrer Giorgio Caproni.....

 

Nous avons assisté au concert El Pessebre

dimanche 30 janvier 2011 à 15h

à l"opéra Berlioz, Le Corum , Montpellier

l"oratorio de Pau Casals sur un poème de Joan Alavedra

 et nous avons adoré

****

Les livres chez Obsidiana Press

peuvent être commandés ici !

http://www.op-libros.com/

http://www.obsidianapress.net/

 

Hommage à Pablo Neruda jeudi 10 février 2011 à 18h Place Pétrarque

La centaine d'amour en bilingue avec la société des poètes français et Christian Malaplate

****

Hommage à Pablo Neruda

Pais al sur / Pays au sud et Noche en la Habana / Nuit à la Havane,
de François Szabó

 

País al sur

Araucaria
árbol erguido
en su esplendor.
Araucaria
idioma vegetal
de los Andes.
Arroyos
risueños
del sur.
Tierras bravas
de Chile
donde el ser
es hermano
de la natura
donde el sol
es el anillo
de los altos picos

 

Pays au sud

Araucaria
Arbre dressé
dans sa splendeur.
Araucaria
Langue végétale
des Andes.
Ruisseaux
riants
du Sud.
Terres sauvages
du Chili
où l'être
est frère
de la nature
où le soleil
est l'alliance
des hauts pics

 

Noche en la Habana

Noche de los ojos
de Matilde
luceros embrujados
de Matilde
Canto lento y triste
de tu mirada
azules grises
del cielo mezclado
al mar
cuerpo adormecido
en las sábanas
de los sueños
muslos embriagados
del savor
a selva cubana

 

Nuit à la Havane

Nuit des yeux
de Matilde
lueurs ensorcelées
de Matilde
Chant lent et triste
de ton regard
bleus gris
du ciel mélangé
à la mer
corps endormi
dans les draps
des songes
cuisses enivrées
de saveur
de jungle cubaine

 

 

 

 

 

 

 

 

http://pabloneruda.hautetfort.com/archive/2010/12/16/francois-szab%C3%B3-couplets-pour-neruda-coplas-por-neruda-suivis.html

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Daniel Frayssinet

 

 

Foin de terre brûlée.

Après moi, l’herbe repousse.

À mes trousses, à mes mollets,

mord la lisière d’une forêt

démembrée, remembrée

au gré des politiques sentimentales

communes.

J’ai tant planté, tant essaimé

que si un jour je reviens en arrière,

il me faudra une machette et à mes pognes cracher

pour rouvrir une voie qui mène au clair où dorment mes projets d’hier.

 

Point de cailloux semés.

Après moi, le chemin s’efface.

À ma suite, à mes basques,

mord une louve bâillonnée,

acharnée, décharnée

au gré des soubresauts hormonaux

courants.

J’ai tant hurlé à l’intérieur, tellement pour rien

que si un jour je parviens à te parler

il me faudra une mâchoire et mon portrait craché pour que, derrière l’étranger,

tu acceptes de voir

que celui que je suis en train de devenir

je l’étais déjà,

je l’ai toujours été.

 

De mes doigts froissés de regrets, j’ai renoué le drap.

Du drap poissé d’obéissance, j’ai fait mon balluchon.

Je ne pouvais plus me laisser mettre en terre, sous les tulipes « bec de perroquet ».

Et j’ai marché,

et je me suis perdu,

et je me suis trouvé.

Tellement perdu

que même l’aimant de mon coccyx ne saurait m’y ramener,

au pied du sycomore

et tellement trouvé

que le lynx, par ma voix, hurle encore :

« Et pourquoi faudrait-il y retourner,

maintenant que je sais que même les vivants étaient peut-être déjà morts,

au pied du sycomore ? ».

 

 

 

 

 

affable,

je t’attends au guichet de la fabrique des faux,

débonnaire, on peut dire, en dépit de la peur,

je t’accueille au comptoir du magasin des masques.

Approche, ne crains rien, approche !

Allez ! Regarde-moi !

Bien en face, si tu peux.

Marque de ton encoche, l’arc de mon regard,

qui, pour te soupeser, ce sournois,

copine et tangente le tien.

Regarde-moi, je te dis !

Comment veux-tu sinon

que je sois celui que je pense que tu penses que je suis !

On t’as pas prévenu ?

J’ai pas de fond, j’ai pas de face, j’ai que de la surface.

Je suis un boomerang dont l’effigie bifide

retourne vers chacun le visage qu’il veut voir.

 

Pour toi, ce soir… voyons… quelle figure ?

Je peux t’offrir

remontée du bourbier des mythologies complaisantes,

ma bouille rebondie d’éphèbe blond,

docile, labile, charmeur.

Je te conseille de t’en méfier !

Sinon, je te propose ma face cadenassée de cap’tain scarifié

pendue, rasée de près, au croc des ronrons matinaux…

mais…

tu n’en tireras pas grand chose !

Désolé

mais c’est la singularité même des Gémeaux

de n’avoir pas de singulier.

 

Et ?

Mes paroles ?

Mes avis, mes paroles, je viendrai les copier sur le pas de ta porte

et nous serons d’accord,

toujours d’accord

forcément d’accord

puisque telle est ma volonté

et puisqu’il n’y a qu’avec moi-même que je consens à ne pas m’accorder :

une dissonance fondamentale de quarante ans sonnés,

une paille !

Pas grand chose, au final :

à l’once près, le quintal d’une poutre.

 

 

 

 

 

 

 

L’idée serait…

qu’il faut tirer la langue

loin

hors de portée des épées courbes et des toupets de casoars

loin

jusqu’au galet nodal qu’il faudra dégueuler

rose, gris, beige ou noir.

 

Plisser les yeux, laisser venir, plisser les yeux.

L’ombre portée de nos doigts gourds,

la suivre,

l’agonir de caresses

jusqu’à en soulever la trace.

 

Laisser venir, jamais gommer, laisser venir.

Accepter toutes les excroissances :

crêtes, voiles, branches ou mèches rebelles

puisqu’elles nous délimitent au delà du contour.

 

Jamais gommer, laisser monter, jamais gommer.

Malgré le poids sur les épaules,

malgré la soif et la fatigue,

en dépit de la fragilité qui est notre charpente,

laisser monter.

Laisser monter

le profil et les fanes,

les rites et les ratures,

la mosaïque si peu jointive de nos nervures.

Laisser monter

et puis...

trembler en se reconnaissant :

« C’est petit, c’est étroit un corps d’humain debout dans le plein feu des phares »

Trembler et jubiler pourtant :

« C’est immense, c’est sans fond, un corps d’homme-fakir sur le chaume des lettres,

fuyant de toutes parts, transpercé d’écriture,

tiré par une langue

qui s’invente

sous ses yeux ».

Tags associés : Daniel, frayssinet

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Quine Chevalier

 

 

 

 

Arrêt du train. Pas une goutte ne s’échappe

du seau des maçons.

Tôles flanquées dans la boue

blessure raphia.

 

Ni faim ni soif, des heures  de sommeil

en attente, empilées.

 

                   Instance de source

                   par magie s’ouvrent

                   des ravines qu’entoure

                   à midi l’épaule nue d’un berger.

 

 

Libre de l’heure ancienne

aiguisée à la nuque

de frontière à frontière

 

tu es sans âge

sur un fleuve qui s’anime.

 

 

A la proue d’une joie

tu adviens, impunie

dans une mort effacée.

 

                                                                      Quine Chevalier

 

                                                                      Blessure raphia, page 5

 

 

 

 

 

Hors du bruit qui cimente la ville,

qu’as-tu vu en ce jour pour inquiète mémoire

quelle perte sanglante fait baisser le regard ?

 

               Pigment de bruits

               les yeux se ferment

 

Lèvre déliée au savon noir

 

S’enfuit comme voleur

sur le hublot du souvenir

l’aéroport.

 

Dans le train vers Tanger

il n’y a pas d’air

 

A peine une fenêtre étroite

où respirer. Murs étiolés

entre les arbres.

 

A l’abri de pierres sombres, des ânes

tannés de sel et de mémoire.

Tu t’inquiètes du rien, ton cœur vit à l’étroit

dans une cage à colibris.

 

 

                                                                        Quine Chevalier

 

                                                                         Blessure raphia, page 2

              

 

 

 

 

 

 

 

 

Terrasses blanches et de zéliges

palmes berçant la nuit des rois

 

Avec des flèches de bois rose

le cœur touché

ne quitte pas

 

Avec des arbres pour navire

et la musique au bout des doigts

 

un homme danse ses vertiges

l’ombre descend

 

Rythme andalou et fleur mortelle

Roi phénicien dort dans la pierre

entre Tanger et l’autre rive

à bout de larmes

 

Une nuit immense qui s’éveille

 

 

 

 

                                                             Quine Chevalier

 

                                                             Blessure raphia, page 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bol de terre rouge

où tourmenter ma lèvre

 

moins vite que le train

des camions descendent

au péril du voyage

 

geste d’eau à portée,

 

le corps en transhumance

hors de l’aride, et tu goûtes

comme une agave déchirée

sur ton visage en sommeil

l’envergure sciée du vent.

 

Miel comme jamais-vertige

creusant à l’aine

une étoile.

 

Nous quittons les terres dessinées

à la source secrète.

Ruisselets clairs entre les grains meubles,

quelle offense d’un soir

vers le ciel veut jaillir ?

 

                                                                 Quine Chevalier

 

                                                                  Blessure raphia, page 4

 

 

 

 

Le miel fait défaut et la route

tremble de toute part.

Tu vis ici comme un ailleurs,

ton visage que dit-il sur l’envers des carènes ?

 

Filent les bancs verts de roseaux,

grimpent au bord de mer toutes les vignes

vers Tanger.

 

Au fond des terres déchiffrées tu comptes

les moissons de grappes.

            La mer augmente

le poème muet. Que ne s’élève-t-il au-delà

des traverses.

 

Pierres tantôt blanches, le sel instaure

son royaume. Entrelacs du vent

où paissent

rudement les agneaux en errance.

 

Où va celui qui perd son billet

et donne deux fois pour la route inachevée ?

 

Le jeune garçon aux yeux noirs

ouvre vers la mer

un judas au verre translucide.

 

                                                                         Quine Chevalier

 

                                                                         Blessure raphia, page 3

 

                                                                         

Tags associés : Quine, chevalier

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Monia Boulila

Absence

 

Je suis absente !

Tu m’as laissée entre parenthèses

Entre la nostalgie et la braise.

Je me cherche, je me trouve dans ta paume,

Je cherche tes yeux, je trouve un fantôme !

Je suis absente !

Tu m’as laissée sur une vague géante

Entre un baiser et une tendresse frissonnante

Je me cherche, je me trouve dans tes yeux

Je cherche ta main, je touche le feu

Je suis absente !

Tu m’as prise avec toi,

Je veux revenir vers moi,

Mais le temps s’est figé sur un point du mois !

 

3/11/07

 

 

 

 

Hymne à la vie

 

 

Mensonge ou espoir ?

Cette lumière aux yeux noirs ?

Qu’on fait sortir de son miroir

Pour se faire l’illusion de bien voir ?

 

Mensonge ou volonté ?

Cette force silencieuse bandée

Qu’on fait sortir de sa main dénudée

Pour se faire des ailes faciles à porter.

 

Mensonges ou amour ?

Cette ferveur de la nuit et du jour

Qui vibre, en nous, toujours

Qu’on laisse grandir et grandir

Et on s’en va ailleurs pour mourir…

 

3/11/07

 

 

 

 

 

 

Je cesserai de t’aimer ?

 

 

Quand je t’aime,

Le jour m’emmène aux rides

La nuit m’emmène aux regrets

Le soleil m’emmène aux flammes

La lune m’emmène au mirage

Le rêve m’emmène aux vertiges

Le poème m’emmène à l’illusion

 

 

Quand tu m’aimes,

Le jour m’emmène à la jeunesse

La nuit m’emmène à l’ivresse

Le soleil m’emmène au ciel

La lune m’emmène aux rivages

Le rêve m’emmène aux promesses

Le poème m’emmène à toi !

 

 

Aimes-moi, je cesserai de t’aimer ?

 

 

 

Murs

 

Un mur de neige

Dans les mains chaudes.

Un mur de silence

Dans la bouche assoiffée.

Un mur de larmes

Dans les yeux passionnés !

Un mur de flammes

Dans le cœur blanc.

Un mur de doutes

Dans l’esprit fleuri.

Un mur d’amertumes

Dans l’âme radieuse.

 

Un mur d’obscurité

Cachant l’aube de l’espoir.

 

Mais derrière tous les murs la vie reste si belle !!!

 

 

 

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Marie-Agnès Salehzada

 

Jardin d’Eden

 

C’est une montagne de fruits qui ruisselle,

En émerge une cascade de cerises,

Un dégringolé de mangues, de kiwis, de figues, d’agrumes et de pêches.

 

Les vendeurs s’activent, bruissent au milieu des clients,

Dattes et piments pendent en grappes vermeil,

Des potirons exhibent leurs mines joufflues,

 

Les bananes dansent sur les fils,

Les avocats dressent leurs jabots,

Les saveurs titillent le palais,

 

Jouent avec le plaisir des yeux et attirent le passant,

Comme en un tableau de fleurs,

La tentation à l’état pur,

 

Le rêve d’Adam et Eve,

Ebahis au milieu d’un jardin d’Eden !

On vit au rythme de l’Espagne,

 

Celle des halles et des marchés,

Celle des ménagères et leur panier,

Celle des maraîchers tout affairés.

 

On y sent en plus de riches fragrances,

Du désir de faire plaisir,

Un épicurisme aux mille saveurs.

 

On perçoit le brouhaha des halles,

On s’enivre des odeurs,

On respire du bonheur…

 

Il en aura fallu de la sueur et du travail

Pour produire cette opulence,

Il en aura fallu des émigrés et des clandestins

 

Dissimulés sous des bâches,

Il en aura fallu de la souffrance et des rêves brisés !

Mais on n’est pas là pour faire les rabat-joie,

 

On n’est là que dans l’instant,

Dans la sensualité de l’émotion,

Dans l’instantané du ressenti !

 

On pourrait aussi espérer

Qu’ils soient nombreux à pouvoir consommer sur ce marché,

Qu’ils n’aient pas à se priver !

 

Mais on va juste respirer,

Effleurer le fruit charnu,

Et le porter à nos lèvres gourmandes !

 

Marie-Agnès Salehzada Tridon 09 09 2011 Juvignac

 

Paris en bouteille

 

Tu me demandes : « Comment fais-tu pour écrire ? »

Mais écrire, c’est un peu partir…

 

Partir à la recherche de l’autre, de ses combats, de ses peines.

Partir vers de nouveaux horizons : 

Ceux que l’on a visités mais aussi ceux qu’on ne verra jamais !

 

Et partir dans ses rêves, vers son imaginaire, vers ses chers disparus.

Feuilleter une à une toutes les pages de sa vie,

Des intimes paysages jusqu’aux plus fougueuses dérives !

 

Prendre le large avec Nerval, nager dans la grotte où se prélassent les sirènes,

Avec Baudelaire percevoir les longs échos des voix chères qui se sont tues,

Avec Victor venir sur sa tombe poser un bouquet de houx vert et de bruyères en fleurs

Et rejoindre Albert Camus sur les pentes abruptes de Tipaza.

 

Partir à la recherche de soi, de ses intimes convictions,

Fixer l’imaginaire, comme Musset retenir la pensée

« Sur un bel axe d’or la tenir balancée ».

 

Se retrouver un peu dans l’autre aussi :

Celui qui vit en Asie en Papouasie ou en Nouvelle-Guinée,

Vibrer sur tous le carnavals du monde,

Se déguiser, adopter des teintes enchantées

Et revêtir des masques,

Se trémousser sur des cadences chaloupées.

 

Être dans son petit coin à soi et naviguer bord sur bord,

Embarquer dans un fier galion,

Retrouver l’Amérique celle de Christophe Colomb,

Ses dangereux récifs et la Marie-Galante,

Se repérer au sextant, chercher l’étoile polaire.

 

Mettre la cap là où l’on n’ira jamais,

Mais peut-être mieux le voir que si l’on y était !

Croquer les images en rêve, mettre Paris en bouteille 

Et rire aussi sur ce que l’on a écrit,

Ouvrir les portes de la fantaisie, c’est cela aussi !

 

 

Marie-Agnès Salehzada Tridon

 

11 03 2011 Juvignac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une femme s’est mise à pleurer

 

On n’était plus au temps de Hugo

On n’était plus au temps de Zola

On était au 21ième siècle

Un siècle de communication

En haute définition et en adsl

C’était le siècle des individualismes

Le temps du chacun pour soi

On surfait, on consommait,

On savait presque plus faire que ça !

 

Pourtant on s’était posés là,

On s’étaient rassemblés en un mouvement de solidarité,

On avait voulu espérer,

Les fruits du verger des Hespérides étaient nombreux

Espérer quelques retombées pour ceux qui oeuvraient

Pas une condescendance jetée du bout des lèvres,

Juste de quoi les faire taire,

Plutôt une reconnaissance, un rebond pour les salaires

 

Chaque soir nous voyait épuisés

Rentrer chez nous après avoir tourné toute la journée

Toujours et toujours bredouille,

Pourtant on savait qu’on reviendrait,

Que demain encore on chanterait, encore on crierait

Et peut être on danserait !

 

Mais, cette femme s’est mise à pleurer !

Ces pleurs c’était tout un espoir qui s’effondrait,

Un visage buriné sur lequel les larmes ruisselaient

Un visage déformé par la peine et l’humiliation.

J’ai alors pensé :

« Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire,

Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau »

C’était la chanson de Gavroche !

 

Des femmes qui pleuraient,

Parfois on en croisait,

Mais ces traits crispés, intériorisés sur la tristesse

C’était la même détresse que du  temps de Prévert,

Un être pris les doigts dans la portière !

La peine universelle,

Qui n’avait plus de pays,

N ’avait plus d’époque.

 

La révélation de l’injustice,

Celle qu’on préférait nommer fatalité,

Plus ou moins cachée,

Il fallait parfois gratter pour la déceler,

Mais elle était toujours là,

Embusquée derrière ce regard

Et ces yeux noyés de chagrin.

 

Marie Agnès Salehzada Tridon 04 05 2010 

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Jeudi 01 Décembre 2011Poster un commentaire

 

 

POEMES LUS  DE ET PAR MARTINE BIARD

 LE 24 SEPTEMBRE 2011

A MONTPELLIER ( FRANCE )

RASSEMBLEMENT DU WORLD POETRY MOVEMENT 100000 POETS

DEVANT LA MAISON DE LA POESIE DU LANGUEDOC-ROUSSILLON

A L' INITIATIVE DE FRANCOIS SZABO

 

 

 

                                                     ABORDAGE

 

 

Peut-être qu' il y a dans tout cela quelques bateaux

Cette fois encore, la crainte du mot qui n' en dit pas assez long.

Cette absence du dire qui nous tient lieu d' écho.

Le sort radieux nous tend la clé,

on lit Eschyle, cet éclair du regard

Où plonge souvent le mien.

On est déjà dans la fête

 Avant l' arrivée de celui qu' on attend.

Tu m' aides à reconstruire

Tu m' aides à revenir.

Alors peut commencer le folklore des mots

C' est au-delà que l' on accueille

En ouvrant la porte à grands battants,

Sous le rideau de pluie,

Dans l' odeur des figuiers

Exaltée comme nous.

 

 

 

 

                              COSTA RICA

 

 

Et lui déboulait sur les chemins comme un Orient incandescent

Exaltant à ne donner plus rien à part le travail et de la nuit peut-être

Quelque écriture plutôt d' alcool.

A donner moins sur rien

Et pourtant là-bas

Des mouettes en vain traversaient l' été.

Alors nos pas revenaient sur des plages

Que le soleil encore irradiait de son âge

Avec, dans nos sandales, des cigales,

Et le coeur en réserve de soi

Que le matin surprendrait  à faire d' un rien

Des trous dans le filet, que la pêche le soir avait suffit à pendre !

La mer à rendre raides, le sel à corroder,

Les jours de vent sans fin,

Les jours de vent du Large

Où ne rien apporter équivalait à surseoir

Des jours de fêtes, des trains à prendre,

Un baiser à se donner.

En attendant le soir, le filet,  et puis rien

Car enfin, la mer étale,

La mer gourmande ravit et masque

Ton ombre inclinée.

Le vieil homme sait bien qu' il perd le goût du sel,

L' ombre des jours sans nom

Et jusqu' à la tâche noire qui masque le soleil trop vif.

Tâche d' un coin qu' oublie la mer et que le monde attend.

Le monde attend qu' il revienne,

Le monde a ses avis sur tout mais la barque étincelle.

La barque au loin s' en va,

C' est qu' Hemingway

Reste avec moi.

 

 

 

                               RETROUVAILLES INEDITES

 

 

Ceux que j' appelle

Par leur nom

Et qui n' ont plus de nom

 

Ceux qui sont devenus

Ceux que j' aimais beaucoup,

 

Les ai-je aimés assez ?

 

Et puis te revoilà clos sur le monde

Partagé entre une aurore

Et de nouveaux succès,

Tel un cheval qui piaffe

Dans un essaim d' abeilles.

 

Dans ton antre

Comme un ventre

L' éclat parfumé

D' un thé

Une guitare

Et trois chansons

Dont nous savons qu' elles n' ont plus d' importance.

 

De plus loin revient la démesure

De nos gestes inscrits dans plus loin que l' aurore.

 

Ce chant partagé qui cherche ses dépositaires

Nous laisse en un clin d' oeil

L' art de nous bien taire.

 

Au delà des saisons,

Des éclats,

Du Pardon

 

Au delà de nous-mêmes

La Terre et ces moissons

Comme gorgée d' orange

Nous projettent en vermeil sur un grand tapis vert.

 

Une main blesse et joue la part de nous cachée.

Rien d' obscur, simple distance.

 

Rien de notre silence

N' atteint cette guitare

Qui de très loin se tait.

 

Et reste dans la mer

L' éclat de nos saisons

Qui n' ont plus de sanglots

Qui se rêvent à nouveau

Qui sont comme un sillon

Qui pèse sur le monde.

 

Dans l' étoffe, tous nos gestes froissés

Sont devenus des signes.

Ton sourire même est intérieur

Peut-être enfin libre de m' atteindre.

 

Et je chante au présent

Ton nom qui me dit oui.

 

Chacun a dans son coeur

Un cercle de lumière

Et sa part de sable

A l' ombre des enfants

Qui nous rejoignent en baisers doux.

 

Ainsi le ciel en toi se tait,

Et me donne à rêver

De ce qui t' habite.

 

Dans les volutes de juillet

Un enfant né

Des temps d' aurore.

 

Là-bas, très loin,

Dans les champs,

Avec les vagues

De marées hautes.

 

 

              Extraits du recueil " Les Sentinelles du désir "       

              de Martine Biard

              Editions Grau-Mots. Gard. France.

             Mars 2011

             ISBN: 978-2-919155-05-7

 

 

 

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Jeudi 01 Décembre 2011Poster un commentaire
Nouvelle Année 2012
  •  

    Dans cet hiver d’une douceur printanière,

    Dans cette nuit où rien ne s’égare

    Dans ce moment où je frappe ces mots

    C’est un élan vers vous qui m’aiguillonne

    Bien loin avant le lever du soleil

    Alors que la ville semble dormir

    Et que le chat rêve à pleins poumons.

     

    Dire que cette année sera belle – je ne sais

    Mais elle doit l’être – on l’espère

    Et que la santé partiellement retrouvée

    Permette de vivre de bons moments

    Des moments de partage et bonheur

    Des moments de découverte et de joie

     

    Seul avec demi-sel dans l’appartement

    Alors que les enfants arriveront dans quelques jours

    Alors que les fêtes n’ont pas encore commencé

    Je dois réitérer ma voix, qui est celle du vers

    Qui est celle de la dramaturgie

    Qui est celle de l’amitié faite chair et esprit

     

    Les mots que l’on peut s’échanger

    Je ne le fais essentiellement que sous forme écrite

    Rassemblée en livre ou isolée

    La dimension affective est dans le texte

    Ce palimpseste qu’est la vie

    Se retrouve dans toutes mes pages

    Et ce n’est qu’avec l’omniprésence du firmament

    Que je fixe ces caractères dans un ordre

    Existant déjà dans la bibliothèque de Borges

     

    Le calme de cette fin d’année, malgré les fluctuations

    Les mauvaises surprises, l’anxiété et autres menues inquiétudes

    Permet de construire jour après jour l’œuvre humaine

    De tisser des liens, de renforcer des attaches

    Le ciel est partout dans les rêves

    Et cette terre tant choyée

    Cette ville de réconfort

    Me soutiennent et me permettent d’écrire

    Encore et toujours

    Pour que dure et rien ne cesse

    Pour remonter le courant

    Pour ne pas s’affliger du présent

    Pour s’émerveiller de l’impossible

     

    Le fleuve du temps

    Je le ralentis par des méandres de la pensée

    Le fleuve du temps

    Je le fais rire par des cascades

    Et lorsque la mer, l’océan étale

    Sera rejoint

    J’aurai poli tant de galets

    Que l’aboutissement aura un sens

    Et c’est dans la nacre que je trouverai

    Alors la splendeur à vénérer

     

    Me remémorant les cimes rosacées

    Guettant la source joyeuse

    Epiant les plantes dans leurs plus infimes détails

    Dans un silence comblé par la télépathie

    C’est en compagnie de la plus grande tendresse

    Que je me survivrai

     

    Votre proximité m’est chère comme l’est l’eau la plus pure

    Et c’est dans la mesure de l’humain que je désire tracer mon sentier

     

    Bonne Année 2012

     

    François

     

     

     

     

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