• article Midi Libre 2010

    Livre : Le fils Szabo encre les poésies de son père

     
     
    Ils se retrouvent pour les vacances, dans des silences complices. Le père, François Szabo, et son fils, Dimitri. D'une voix douce, presqu'en sommeil, le père présente son dernier recueil : Planète pacifiée. « Un hymne à la vie, la tolérance, l'amour... la poésie », écrit en deux mois. Dans l'inspiration d'une rencontre amoureuse. Et édité par Textes et prétextes, la maison créée par François Szabo en 2000 pour pouvoir diffuser à loisir les plus jolis verbes et en vivre.
    Ce vingtième livret signé par le Montpelliérain est aussi le premier créé à quatre mains. Avec son fils Dimitri, lycéen à Nice et ex-élève de l'institut de calligraphie de la rue de la Vallière. À 16 ans, yeux sombres, le garçon raconte s'être naturellement saisi des oeuvres de son père. Et en lisant ces mots, choisis un à un, il a pris un pinceau et tracé à l'encre de Chine les signes émotifs qui lui venaient à l'esprit. Posés là, ses traits emprunts de sentiments éclairent les poésies dans leurs enchevêtrements.
    Attentif, le père observe son enfant parler tout en savourant les encres de l'ouvrage. « En réalisant ce livret ensemble, on trace une histoire commune », dit-il dans un sourire mélancolique. Mais voici que Dimitri s'anime en évoquant ses « hobbies : le foot américain et la lecture de romans de science-fiction ». Un genre que son père avoue s'être aussi approprié à l'adolescence, jusqu'à créer une revue bourrée de critiques littéraires pour ses copains du lycée de Montpellier.
    Étudiant en anglais et en russe, « afin de renouer avec mes origines hongroises », François Szabo a été un temps bibliothécaire à Toulouse, puis à Barcelone, avant de revenir dans sa ville natale et de s'y poser comme écrivain de nouvelles. En espagnol, français, russe. L'homme s'est laissé envoûter par la musique des mots dans la danse des alphabets. Il a découvert, par la poésie, la concision des textes. Méthode percutante pour dire ce qui l'habite.
    Membre actif de la Maison de la poésie, « ami de Jean Joubert, un pair » qui signe la préface de Planète pacifiée, Szabo indique avoir découvert, en s'appropriant ce genre littéraire, « un public certes confidentiel mais fidèle. Des lecteurs qui ne suivent pas les modes et sont donc bien moins aléatoires que ceux des romans. » Puis, dans un soupir d'aise, il apprécie transmettre le plaisir des mots lors d'ateliers d'écriture, en langue russe, proposés aux jeunes du lycée Joffre... Avec lesquels, d'ailleurs, il assurera une présence à la Comédie du livre.
    C-S FOL. Midi Libre
     
    livre disponible à la librairie Sauramps au Musée. Au Musée Fabre Montpellier

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